Au cours du premier mois de la guerre, les grandes pétrolières auraient engrangé environ 30 millions de dollars de bénéfices exceptionnels par heure.

Pendant ce temps, les ménages du monde entier doivent dépenser plus pour se procurer des produits de base, tels que la nourriture et le carburant.

La guerre sur l’Iran est une tragédie, mais pour les grandes pétrolières, leurs PDG et leurs actionnaires, c’est une mine d’or.

Au cours de la première année suivant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, cinq des plus grandes entreprises de combustibles fossiles au monde ont réalisé 134 milliards de dollars de bénéfices exceptionnels liés à la guerre [1]. En réponse à cette situation, certains pays ont créé une « taxe sur les superprofits » afin de redistribuer une partie de ces revenus supplémentaires. Quatre ans plus tard, nous assistons au même scénario dans le cadre de la guerre dans les pays du Golfe.

Tirer des profits économiques excessifs d’un conflit meurtrier, cela revient à exploiter la guerre. La situation exige plus qu’une « taxe sur les superprofits » temporaire; c’est d’une taxe permanente dont nous avons besoin.

Ces profits ne sont pas générés par la production ou la création de valeur. Lorsque des conflits comme la guerre en Iran font grimper les prix mondiaux de l’énergie, les entreprises pétrolières et gazières en profitent pour… en tirer profit [2]. Bien que le Canada ne s’approvisionne pas principalement en pétrole auprès des pays du Golfe, les prix à la pompe montent et nous devons faire avec.

Les pétrolières canadiennes devraient réaliser 90 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires cette année en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran [3].

Des personnes innocentes sont tuées, et le reste de la population paie la hausse du coût des biens et services essentiels tels que l’essence, la nourriture, le chauffage et les transports. Personne ne devrait profiter de la guerre et de la misère.

Nous devons exhorter notre gouvernement à mettre un terme aux profits de guerre. Taxons les bénéfices exceptionnels réalisés par l’industrie des combustibles fossiles. Cet argent pourrait servir à soutenir les travailleur·ses et les ménages touchés par la crise du coût de la vie.

Ajoutez votre nom pour demander au ministre des Finances de créer une taxe sur les bénéfices exceptionnels en périodes de crises sociales et économiques. La population n’a pas à subir les conséquences de l’exploitation de la guerre.

[1] The oil industry is making billions from the Iran war - it should be taxed, Centre canadien de politiques alternatives, 8 avril 2026 (disponible en anglais seulement)
[2] $30m an hour: big oil reaping huge war windfall from consumers analysis finds, The Guardian, 15 avril 2026 (disponible en anglais seulement)
[3] Crisis year 2022 brought $134 billion in excess profit to the West’s five largest oil and gas companies, Global Witness, 9 février 2023 (disponible en anglais seulement)

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